Une reprise anticipée après un arrêt maladie suppose une autorisation médicale, l’information de l’employeur et le signalement à l’Assurance maladie. L’employeur doit aussi vérifier les règles de suivi médical applicables au retour.
Sous conditions, le salarié perçoit des indemnités journalières de la CPAM. Le complément légal de l’employeur suppose notamment un an d’ancienneté et les autres conditions de l’article L. 1226-1. En maladie ordinaire, il débute en principe après 7 jours de carence : le niveau global garanti est de 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours, puis de deux tiers pendant 30 jours, sous déduction des IJ et des prestations prises en compte. Les durées augmentent avec l’ancienneté ; une convention collective peut prévoir des garanties plus favorables.
Pendant l’arrêt, les activités non autorisées par le médecin sont interdites. Reprendre le travail de sa propre initiative expose à une récupération d’IJ indûment perçues. L’employeur ne doit pas encourager une reprise sans justificatif médical.
Cependant, une reprise anticipée est possible, à condition que le salarié obtienne une autorisation médicale. Cela implique de consulter le médecin qui a prescrit l’arrêt de travail initial pour obtenir un certificat médical de reprise. Ce document est indispensable pour que l’employeur puisse valider le retour du salarié. L’employeur doit absolument refuser la reprise du travail en l’absence de ce certificat.
Par ailleurs, le salarié doit informer la CPAM de son intention de reprendre le travail, afin que le versement des indemnités journalières soit suspendu. Si l’employeur a demandé la subrogation, c’est à lui que revient la tâche d’informer l’organisme de sécurité sociale.
Le salarié prévient l’employeur afin d’organiser son retour et, lorsqu’elle est requise, la visite de reprise. Pour une maladie ou un accident non professionnel, le seuil est d’au moins 60 jours, et non 30 jours. Les accidents du travail d’au moins 30 jours, les maladies professionnelles et les congés maternité suivent leurs règles spécifiques.
Du côté de l’employeur, plusieurs démarches sont à entreprendre.
En cas de subrogation, l’employeur doit informer la CPAM de la reprise anticipée du salarié dans un délai de cinq jours, sous peine de devoir restituer les sommes indûment perçues et de s’exposer à des sanctions financières. Ce signalement peut se faire via la Déclaration Sociale Nominative (DSN), le portail « net-entreprises.fr », ou par l’envoi d’un formulaire CERFA.
L’employeur saisit le SPST pour la visite de reprise requise le jour du retour ou dans les 8 jours. Pour les arrêts délivrés à compter du 15 juin 2026, une dispense est possible après une préreprise dans les 30 jours précédents, si le médecin du travail indique qu’aucun aménagement n’est nécessaire. Le salarié, l’employeur ou le médecin du travail peuvent néanmoins demander la visite. L’autorisation du médecin prescripteur et la visite du médecin du travail remplissent des fonctions différentes.
Une préreprise peut être organisée pendant un arrêt de plus de 30 jours, à l’initiative du salarié, du médecin traitant, du médecin-conseil ou du médecin du travail. Elle prépare le maintien dans l’emploi ; elle ne modifie pas elle-même la date de fin de l’arrêt.
Si un salarié remplaçant a été recruté, vérifiez son contrat avant de fixer son terme. Un CDD à terme précis ne s’achève pas automatiquement au retour anticipé. Pour un CDD de remplacement sans terme précis, le terme peut être reporté jusqu’au surlendemain du retour du salarié remplacé, selon l’article L. 1243-7.
Sources et vérification des règles
service-public.gouv.fr : référence 1 ; entreprendre.service-public.gouv.fr : référence 2. Vérification : octobre 2026.