Dans le monde du travail moderne, la digitalisation est devenue incontournable. Elle offre de nombreuses opportunités mais pose également des défis en matière de droits des salariés.
Les avantages de la digitalisation pour les salariés
Les avantages de la digitalisation sont faciles à comprendre. On peut essentiellement en faire ressortir 3 sortes.
Les outils numériques peuvent faciliter le travail à distance. Le lieu de travail reste toutefois encadré par l’accord, la charte ou l’accord individuel applicable. Un travail depuis l’étranger exige une vérification des règles sociales, fiscales et de protection des données.
Les systèmes numériques permettent un accès rapide et sécurisé aux informations, ce qui facilite le travail quotidien en le fluidifiant.
Les outils numériques peuvent prendre en charge des tâches répétitives, permettant aux employés de se concentrer sur des tâches plus complexes.
Les défis posés par la digitalisation
Les avantages cités plus haut ont leurs pendants négatifs.
Surveillance accrue et vie privée
La digitalisation peut entraîner une surveillance accrue des employés, posant des questions sur le respect de la vie privée mais aussi de liberté donc de plaisir dans le travail. La caricature des « Temps modernes » par Charlie Chaplin est devenue presque la norme pour les cols blancs.
Risque de précarisation du travail
L’automatisation peut modifier les tâches et les compétences attendues. Elle ne supprime pas les obligations d’adaptation et de formation de l’employeur. Toute évolution de l’emploi doit être appréciée selon le contrat et les procédures françaises applicables.
Complexité accrue des systèmes RH
Les systèmes de gestion des ressources humaines deviennent de plus en plus complexes, nécessitant une formation spécifique et sortant parfois de leur rôle d’outils pour devenir une sorte d’objectif ou de « maître » des employeurs et employés.
Le problème de la conformité et de la sécurité des données
La protection des données exige des mesures concrètes : finalités identifiées, données limitées au besoin, durées de conservation et habilitations adaptées. Le recours au numérique ne permet pas une collecte générale de toutes les informations du salarié.
Cela pose les problèmes des limites entre vie privée et vie professionnelle mais aussi du droit d’accès des salariés aux informations les concernant !
La conformité est plus que jamais d’actualité et nécessite de véritables spécialistes pour s’en assurer –> contactez-nous à ce sujet que ce soit pour la conformité de vos calculs de paie, de gestion de ressources humaines ou de conditions de rupture de contrat !
Vois aussi le guide RGPD par la CNIL sur https://www.cnil.fr/fr/principes-cles/rgpd-se-preparer-en-6-etapes
Ne négligez pas la sécurité des données
Les entreprises doivent également mettre en place des mesures pour protéger les données des employés, des clients, des produits et services.
Bien que peu suivis en général, les conseils gouvernementaux et ressources comme sur https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/liste-des-ressources-mises-a-disposition sont à connaître par tout employeur.
Encadrer la surveillance et l’accès aux données
Un outil de contrôle doit répondre à un objectif légitime et rester proportionné. Informez les salariés avant sa mise en œuvre et consultez le CSE dans les cas prévus. Une surveillance permanente ou un enregistrement systématique des frappes au clavier ne devient pas acceptable parce que le salarié télétravaille. Organisez aussi l’exercice du droit d’accès et la sécurité des dossiers RH.
Références utiles
CNIL — référence 1 ; CNIL — référence 2.